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Fin de l’encadrement des loyers : que va-t-il changer pour les propriétaires et les locataires ?

Immeuble

L’encadrement des loyers pourrait bientôt entrer dans une nouvelle phase. Depuis plusieurs années, ce dispositif limite les montants demandés par certains propriétaires dans les zones où la demande locative est particulièrement forte. Mais son avenir est désormais au centre des débats : l’expérimentation lancée en 2019 doit arriver à son terme en novembre 2026.

Pour les propriétaires, une éventuelle fin du dispositif représenterait un retour à davantage de liberté dans la fixation des loyers. Pour les locataires, elle soulève une autre question : celle d’une possible hausse des prix dans les villes déjà sous forte tension. Alors, que va réellement changer cette échéance de 2026 ?

Pourquoi l’encadrement des loyers pourrait-il prendre fin en 2026 ?

L’encadrement des loyers n’a jamais été conçu comme une règle permanente. Il s’agit d’une expérimentation prévue par la loi ELAN du 23 novembre 2018, mise en place pour tester un nouveau mode de régulation dans les zones où le marché immobilier est particulièrement tendu.

Le principe est simple : dans certaines communes, les propriétaires ne peuvent pas fixer librement le montant du loyer lors de la mise en location ou du renouvellement d’un bail. Le prix doit respecter un loyer de référence, calculé selon plusieurs critères :

  • La localisation du logement
  • Sa surface
  • Son nombre de pièces
  • Son époque de construction
  • Son type de location (meublée ou vide)

Le dispositif concerne aujourd’hui plusieurs grandes villes françaises, notamment Paris, Lille, Lyon et Villeurbanne, Bordeaux, Montpellier ou encore Grenoble.

Initialement prévue pour une durée limitée, cette expérimentation arrive donc à une échéance importante en novembre 2026. À cette date, plusieurs scénarios sont possibles : une prolongation, une modification du dispositif ou une disparition de l’encadrement des loyers.

Autrement dit, la fin du dispositif n’est pas automatique. Une décision politique devra déterminer la suite à donner à cette mesure.

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Que changerait une suppression de l’encadrement des loyers pour les propriétaires ?

Pour les propriétaires bailleurs, la disparition du dispositif représenterait avant tout un retour à une plus grande liberté dans la fixation des prix.

Aujourd’hui, certains investisseurs estiment que l’encadrement limite la rentabilité de leurs biens, notamment dans les secteurs où les prix d’achat restent élevés. Un propriétaire pourrait alors théoriquement ajuster davantage son loyer en fonction du marché local, de la qualité du logement ou de son emplacement.

Cette évolution pourrait avoir plusieurs conséquences :

  • Une meilleure rentabilité potentielle pour certains investissements locatifs
  • Davantage de flexibilité lors d’une nouvelle mise en location
  • Une valorisation plus libre des logements rénovés ou très bien situés 

Cependant, la fin de l’encadrement ne signifie pas que tous les loyers augmenteront immédiatement. Un propriétaire reste confronté à une réalité simple : un logement trop cher peut rester vacant.

Dans les grandes villes, les locataires comparent rapidement les annonces. Un loyer supérieur au marché peut donc devenir un véritable frein à la location, même sans plafond réglementaire.

De plus, d’autres contraintes continueraient de s’appliquer. La réglementation énergétique, notamment avec l’interdiction progressive de louer certains logements classés G puis F au diagnostic de performance énergétique (DPE), restera un élément majeur pour les bailleurs.

La question du loyer ne sera donc pas le seul facteur déterminant dans la rentabilité d’un investissement immobilier.

Les locataires doivent-ils craindre une forte hausse desloyers ?

Du côté des locataires, une éventuelle disparition de l’encadrement des loyers fait naturellement naître des inquiétudes.

Dans les zones très demandées, certains craignent que les propriétaires profitent d’une plus grande liberté pour augmenter rapidement les prix. C’est notamment le cas dans des marchés comme Paris, où la demande reste largement supérieure à l’offre disponible.

Toutefois, une hausse généralisée n’est pas garantie. Le fonctionnement du marché immobilier dépend de nombreux éléments :

  • Le nombre de logements disponibles
  • L’évolution du pouvoir d’achat
  • La demande locative
  • La concurrence entre propriétaires. 

Un propriétaire ne peut pas simplement imposer n’importe quel montant. Le loyer doit rester cohérent avec les prix pratiqués dans le quartier pour attirer des candidats.

Les défenseurs de l’encadrement des loyers rappellent néanmoins que le dispositif a permis de limiter certains excès. À Paris, plusieurs études ont montré que la mesure aurait réduit certains dépassements de loyers, avec un impact financier positif pour une partie des locataires.

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FAQ

Un propriétaire pourra-t-il augmenter son loyer librement si le dispositif disparaît ?
Pas forcément. Même sans encadrement des loyers, les propriétaires restent soumis aux règles générales des baux d’habitation et doivent tenir compte du marché local pour trouver un locataire.
La suppression de l’encadrement des loyers ferait-elle baisser le nombre de logements disponibles ?
C’est l’un des points de débat. Certains professionnels estiment qu’une plus grande liberté pourrait encourager les investisseurs à remettre des biens en location. D’autres considèrent que d’autres facteurs, comme la fiscalité ou les contraintes énergétiques, influencent davantage les décisions des bailleurs.
Les logements avec un mauvais DPE seront-ils concernés par cette évolution ?
Oui, mais indépendamment de l’encadrement des loyers. Les restrictions liées aux passoires thermiques continuent de s’appliquer et peuvent limiter la location de certains logements énergivores.
La fin de l’encadrement des loyers pourrait-elle relancer l’investissement locatif ?
Elle pourrait améliorer la rentabilité de certains biens, mais elle ne sera pas le seul critère étudié par les investisseurs. Les taux de crédit, la fiscalité, les prix d’achat et la demande locative resteront déterminants.
Comment savoir si un logement respecte actuellement l’encadrement des loyers ?
Il faut vérifier le loyer de référence applicable dans la commune concernée. Chaque zone dispose d’un outil officiel permettant de comparer le montant demandé avec les plafonds autorisés.
Faut-il attendre 2026 pour acheter un investissement immobilier ?
Pas nécessairement. Une décision sur l’encadrement des loyers ne doit pas être le seul élément d’un projet immobilier. La rentabilité dépend surtout de l’emplacement, du prix d’achat, de la demande locative et des charges du logement.

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